mercredi 9 novembre 2011

Vendredi 14 octobre 2011

Le cœur de la ville palpite à la vitesse du cheval au galop, ou plutôt du rickshaw. Les marcheurs te passent dessus pour avancer, les véhicules pourraient le faire également. Sans problème. J’ai failli mourir mais bon, voyager c’est aussi prendre des risques. L’agitation permanente est vite fatigante, au physique, au mental mais je suis en Inde alors je ne plains pas, sinon j’aurais choisi le club med en Tunisie et ça, c’est pas moi. Ici chacun semble suivre son chemin sans se préoccuper de l’autre, celui qui marche, celui qui dort au milieu du trottoir, celui qui mendie, celui qui mange, celui qui fait à manger, celui qui ne fait rien, celui qui visite… La rue est un spectacle. Chacun a l’air d’accepter son destin, qui ne possède rien et qui sort d’une voiture dont le montant permettrait à une famille de vivre pendant dix ans. Bon d’accord c’est plus facile d’accepter son destin quand tu peux tout t’offrir mais ça veut dire aussi que l’argent, le statut social ne sont pas tout dans la vie et surtout pas le plus important. Je le savais déjà mais ça fait du bien de se le voir rappeler de temps en temps.



Visite du jour : Indian Museum. Le bâtiment vaut le coup d’œil mais interdiction de filmer sinon le gardien vient te hurler dessus dans un mélange d’hindi et d’anglais… Les collections sont moins intéressantes, particulièrement celles consacrées à tous les types de caillou qu’on trouve dans le secteur, présentés dans des vitrines poussiéreuses. Quelques bronzes de Shiva et Ganesh sont à voir néanmoins. A côté de l’Indian Museum, en tout cas pas trop loin : New Market. Gigantesque bazar dans lequel tu te perds comme Rita Hayworth dans le palais des glaces de La Dame de Shangaï. Avec ta tête de touriste, tu seras très vite repéré et alors un rabatteur insistant voudra te montrer le contenu de plein de boutiques qui ne t’intéressent pas forcément, mais je suis là depuis cinq jours maintenant et je sais dire non. Fin d’après-midi, balade au Victoria Memorial, érigé à la mort de la reine éponyme (qui n’a jamais mis les pieds dans ce pays). On y admire quelques toiles et armes d’époque mais on y va surtout pour ses calmes jardins qui dans cette ville dingue, offre un moment de douceur. Les amoureux ne s’y trompent pas et viennent en nombre profiter de silence pour se tenir la main et s’embrasser. Loin du reste du monde.

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